Le bureau de l’Internationale Libérale condamne fermement la décision des autorités guinéennes de dissoudre 40 partis politiques et de confisquer leurs avoirs, incluant des mouvements d’opposition majeurs. Prise à seulement deux mois des élections législatives prévues, cette mesure radicale signale un démantèlement dangereux et délibéré du pluralisme démocratique dans le pays.
Parmi les partis dissous figurent deux membres de plein droit de l’Internationale Libérale : l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par le principal chef de l’opposition guinéenne, l’ancien Premier ministre et ancien vice-président de l’Internationale Libérale Cellou Dalein Diallo, ainsi que l’Union des Forces Républicaines (UFR). Depuis des décennies, Cellou Dalein Diallo et d’autres dirigeants démocratiques sont à l’avant-garde de la lutte pour la démocratie libérale en Guinée. Le démantèlement de leurs partis représente un coup dur pour l’avenir démocratique du pays.
Le bureau avertit que cette décision constitue une escalade grave qui risque de plonger la Guinée dans une profonde crise politique et de déstabiliser l’ensemble de la région. En éliminant l’opposition politique du pays et en restreignant l’espace de participation démocratique, les autorités semblent abandonner jusqu’au semblant de gouvernance démocratique. L’Internationale Libérale appelle à l’annulation immédiate de ces mesures et au rétablissement total des libertés politiques, y compris le droit pour tous les partis d’opérer librement et de participer au processus politique.
Le Ministre Sidi Touré, Vice-président de l’Internationale Libérale (Côte d’Ivoire), a déclaré :
« La dissolution des partis politiques en Guinée, et particulièrement de nos partis membres l’UFDG et l’UFR, est profondément troublante et représente un recul sérieux pour la démocratie dans le pays. L’Internationale Libérale exhorte les autorités guinéennes à respecter leurs obligations en matière de pluralisme politique et de liberté d’association. Nous nous tenons fermement aux côtés de l’UFDG et de l’UFR et continuerons à plaider pour le rétablissement des normes démocratiques en Guinée. »
