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Sécurité des populations : le gouvernement guinéen prévoit l’installation de 324 sites de vidéosurveillance dans huit villes

Afin de lutter contre le banditisme, les troubles sociaux et autres infractions, le gouvernement guinéen a obtenu un financement de 50 millions de dollars de la part de la banque chinoise d’import-export.

Les honorables conseillers nationaux du CNT ont examiné et approuvé, vendredi dernier, 13 mars 2026, un accord de prêt signé le 30 juin 2025 entre la République de Guinée et Export-Import Bank of China. Ce financement de 385 329 021 Renminbi (environ 50 millions de dollars américains) vise à renforcer la sécurité et la gestion urbaine grâce aux technologies numériques, comme l’a rapporté Guineematin.com.

Le rapport présenté par l’honorable Andéga Camara indique que la Commission du Plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire du CNT a étudié cet accord dès septembre 2025, en collaboration avec les représentants des ministères concernés. Le prêt prévoit un taux d’intérêt de 2 %, une période de grâce de 5 ans et un remboursement sur 15 ans, soit une maturité totale de 20 ans.
Le projet Guinea Safe City, projet phare du gouvernement, vise à lutter contre l’insécurité et la criminalité en milieu urbain grâce à un système moderne de surveillance basé sur les TIC. Ce système permettra une surveillance en temps réel des zones sensibles, une meilleure gestion du trafic urbain et un renforcement de l’efficacité des forces de sécurité.
Le financement du projet couvre quatre composantes principales :
1. L’installation de 324 sites de vidéosurveillance dans huit villes.
2. La construction de 8 centres de surveillance et de commandement.
3. L’acquisition de 900 terminaux portables et 100 terminaux mobiles pour les équipes de sécurité.
4. L’installation de 6 stations de base LTE pour un réseau de communication sécurisé.

Lors des travaux, les conseillers nationaux ont soulevé plusieurs préoccupations, notamment la pertinence du projet, la protection de la vie privée, l’identification des sites, l’accès à l’électricité dans certaines villes et le cadre juridique du système de surveillance, comme l’a rappelé l’honorable Andéga Camara.

À l’issue des discussions, la commission a formulé plusieurs recommandations au gouvernement :

1. Préciser le cadre légal de la vidéosurveillance et la protection des données personnelles.
2. Identifier clairement les sites de surveillance et les villes concernées.
Ce projet vise à former les forces de sécurité à l’utilisation de ces technologies, à assurer la maintenance des équipements et la sécurité des données, et à favoriser le transfert de compétences et l’implication des entreprises locales. Le rapporteur estime que ce projet constitue une initiative majeure pour renforcer la sécurité publique et moderniser la gouvernance urbaine, tout en soulignant la nécessité absolue de respecter les lois relatives aux libertés publiques. Ce projet viendra compléter un programme de vidéosurveillance déjà en cours à Conakry, offrant ainsi aux populations de meilleures conditions de sécurité.