Le gouvernement guinéen a prolongé l’interdiction de la transhumance transfrontalière sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre. Cette décision vise à permettre la mise en place des dispositifs et infrastructures nécessaires à une gestion plus organisée, sécurisée et durable des mouvements de bétail.
Toutefois, cette interdiction ne concerne pas les animaux destinés à la commercialisation et à la consommation. Ces derniers pourront circuler sous réserve d’une autorisation d’importation préalable délivrée par le ministère de l’Élevage, conformément aux articles 41 et 42 du Code de l’élevage et des produits animaux.
Cette prorogation s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour mieux encadrer les flux de transhumance, souvent sources de tensions locales, de conflits agro-pastoraux et de problèmes de sécurité dans certaines zones frontalières.
La mise en œuvre de cette décision mobilisera plusieurs structures professionnelles, notamment les services déconcentrés du ministère de la Défense nationale, du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, du ministère de l’Environnement et du Développement durable, du ministère de l’Élevage et des fédérations régionales de la filière bétail-viande.
Le gouvernement appelle l’ensemble des acteurs concernés au strict respect de cette mesure, dans l’attente de la mise en place d’un cadre réglementaire et logistique permettant une reprise encadrée des mouvements de transhumance aux frontières.
