Le gouvernement guinéen a annoncé une nouvelle mesure visant à encadrer davantage les activités d’exploitation minière artisanale. Dans un communiqué conjoint diffusé à la télévision nationale le vendredi 13 mars 2026, les ministères de l’administration du territoire, des mines et de l’environnement ont interdit formellement l’utilisation d’engins lourds sur les sites d’orpaillage artisanal.
La décision, signée par Ibrahima Kalil Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Bouna Sylla, ministre des Mines et de la Géologie, et Djami Diallo, ministre de l’Environnement et du Développement durable, concerne notamment les machines de type Poclain, les bulldozers, les tractopelles et tout autre engin mécanique similaire.
Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de protéger l’environnement, les populations et les biens. L’usage de ces machines dans les zones d’exploitation artisanale contribue fortement à la dégradation des terres, à la pollution des cours d’eau et à la destruction des écosystèmes. Ces pratiques augmentent également les risques d’accidents mortels sur les sites miniers.
Cette interdiction s’inscrit dans la politique de formalisation du secteur minier artisanal menée par l’État. Elle vise à lutter contre l’exploitation illégale de l’or, à faire respecter les normes environnementales et à protéger les communautés vivant autour des zones minières.
Dès sa publication, tout engin lourd trouvé sur un site d’exploitation artisanale sera saisi par les autorités compétentes. Les contrevenants risquent des poursuites judiciaires, des sanctions financières et des condamnations.
Pour garantir l’application de cette décision sur tout le territoire, les gouverneurs de région, les préfets, les sous-préfets, les autorités locales et les forces de défense et de sécurité ont été instruits de veiller au respect strict de cette mesure.
