Bann2 728×90

Conflits frontaliers Guinée – Sierra Léone – Libéria : la CEDEAO appelle à la retenue et à une résolution pacifique

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé le déploiement d’une mission technique pour évaluer les différends frontaliers impliquant la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia.  Cette initiative intervient dans un contexte de tensions croissantes dans certaines zones frontalières du bassin du fleuve Mano.

 

La mission se concentrera sur la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone, notamment sur la zone de Yenga, territoire source de différends récurrents entre les deux pays.  Elle sera également étendue à la frontière de Lofa, entre la Guinée et le Liberia, où des incidents ont été récemment signalés.

 

La Commission de la CEDEAO a souligné que les récents développements le long de la frontière de Lofa ont complexifié les sensibilités territoriales existantes dans le bassin du fleuve Mano.  Par conséquent, la Commission a élargi le mandat géographique de la mission technique et entreprend des démarches diplomatiques supplémentaires afin d’assurer une évaluation exhaustive de toutes les zones de friction actuelles et potentielles.

L’organisation régionale exhorte les États concernés à faire preuve de retenue afin d’éviter toute escalade. La CEDEAO appelle tous les États membres concernés à faire preuve d’une retenue maximale, à apaiser immédiatement les tensions, à respecter les frontières internationalement reconnues, à s’abstenir de toute action unilatérale susceptible de nuire aux relations bilatérales ou à la sécurité régionale, et à privilégier le recours aux voies diplomatiques facilitées par la CEDEAO pour le règlement pacifique des différends.

 

La Commission de la CEDEAO affirme également vouloir travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales des pays concernés. L’institution régionale réitère son engagement à promouvoir « le respect mutuel, la coopération et une paix durable dans le bassin du fleuve Mano », une zone où les questions frontalières restent sensibles.

 

Cette initiative intervient alors que plusieurs incidents récents ont ravivé les tensions dans certaines zones frontalières entre la Guinée et ses voisins, renforçant les préoccupations autour de la stabilité dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.