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Cellou Dalein Diallo siffle la fin de la récréation

Le président de l’UFDG n’a jamais prôné la violence ni appelé à l’insurrection. Il a toujours défendu le dialogue et privilégié la stabilité politique et sociale de son pays aux soubresauts des conquêtes politiques. Pour lui, jusqu’ici, « la fin ne justifie pas les moyens ». Il a placé la Guinée au-dessus de son ambition et de ses frustrations personnelles.

Une posture de démocrate et de républicain qui a très souvent contrarié les ardeurs de sa base et permis à ses adversaires d’éprouver sa patience. Mais l’homme a depuis changé, aguerri par les épreuves et outré par les injustices. La dissolution de son parti, le plus représentatif du pays encore aujourd’hui, est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Combatif depuis toujours, il se lance désormais dans une croisade sans merci pour abattre la dictature naissante et rétablir, par la même occasion, le peuple de Guinée dans sa souveraineté remise en cause. Les termes utilisés sont très forts et diffèrent radicalement des mots d’ordre habituels : plus de concessions ni de recul face à l’arbitraire et à la tyrannie.

El Hadj Cellou Dalein Diallo appelle ses militants et tout le peuple de Guinée à la résistance frontale, à une lutte de libération nationale farouche. Il n’exclut aucune option pour vaincre les forces du mal, les partisans et soutiens de l’oppression. « À la guerre comme à la guerre », pourrait-on résumer.

Le leader de l’UFDG, apôtre d’une alternance immédiate, estime que chacun doit rendre compte de ses actes et que nul ne doit s’attendre désormais à l’impunité, véritable fléau national et principale raison de l’impossible transformation des mentalités. C’est ainsi que le mal se répète et que la dictature parvient à renaître de ses cendres, d’un régime à un autre et à toutes les époques.

Le président de l’UFDG rappelle à chacun que tous les tyrans tombent et que les dictatures s’effondrent toujours, vaincues par les forces patriotiques et démocratiques, majoritaires et incorruptibles.

Ce dimanche 8 mars 2026 restera dans les annales de l’histoire comme le coup d’envoi d’une lutte de libération lancée par El Hadj Cellou Dalein Diallo dans un moment de détermination, galvanisé par ce qu’il considère comme une déclaration de guerre faite au pays par les autorités et leur clan, décidés à restaurer au forceps le parti-État, à régner sans partage, en bravant la souveraineté populaire et en démantelant la démocratie et l’État de droit.

Le président de l’UFDG avertit que ce projet funeste n’a aucune chance de prospérer et met en garde ceux qui le portent et le soutiennent.

Et surtout, chacun est exhorté à passer du stade des discours et des slogans aux actes susceptibles d’apporter le changement tant espéré. Dans cette perspective, les clivages actuels et les rancœurs passées doivent être relégués au second plan. Dès lors que tous les recours internes ont été épuisés et que la communauté internationale brille par son silence, c’est aux Guinéens, note El Hadj Cellou Dalein Diallo, de lutter et de se libérer par eux-mêmes, dans un sursaut patriotique et un élan national.

C’est à ce prix que tous les affronts seront lavés, que la Guinée recouvrera sa pleine souveraineté et sa dignité perdue, et que les Guinéens retrouveront leurs libertés fondamentales, individuelles et collectives.

À en juger par l’écho immense rencontré par son discours et par l’approbation populaire massive qu’il suscite, l’on peut dire que le président de l’UFDG vient de poser le premier jalon de l’émancipation du pays face à une dictature naissante et féroce.

Souleymane SOUZA KONATÉ