L’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, a comparu ce mercredi 18 décembre 2026 devant la chambre de jugement de la CRIEF. Cette première audience marque le début d’un procès important qui a suscité un vif intérêt.
À la barre, M. Bangoura a fermement nié les accusations de détournement de fonds publics, de corruption, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux. Interrogé par le juge Yagouba Conté sur un détournement présumé de 20 milliards de francs guinéens, il a d’abord contesté le montant, affirmant qu’un détournement implique l’existence réelle des fonds, ce qui, selon lui, n’était pas le cas pour la Cour constitutionnelle durant sa présidence.
Il a précisé que la subvention trimestrielle accordée à l’institution s’élevait à 1 milliard 200 millions de francs guinéens, et que les charges liées à la location du siège, estimées à 11 milliards de francs guinéens par an, étaient réglées séparément et ne faisaient pas partie de cette enveloppe.
Malgré ces précisions, les échanges n’ont pas permis d’approfondir les détails financiers. L’audience a été levée en fin de journée et le procès renvoyé au 23 février prochain.
Avec Guinee7
