L’Office de Régulation des Agences de Sécurité et de Protection Civile (ORASPC) renforce son rôle de régulation et de contrôle du secteur de la sécurité privée en Guinée.
Un arrêté fixant les redevances applicables aux sociétés de sécurité privée a récemment été adopté. Avant sa mise en œuvre, le Directeur général et son équipe ont opté pour la pédagogie en lançant une vaste campagne de vulgarisation de cette réforme essentielle au bon fonctionnement du secteur.
« Cet arrêté vient au bon moment, parce que l’ORASPC est aujourd’hui sur le terrain afin de traquer ceux qui ne sont pas en règle. Mais pour cela, il faut des moyens, et ces moyens ne tombent pas du ciel. Effectivement, ce sont ces redevances qui doivent servir de ressources à l’ORASPC pour mener sa mission de police administrative au sein du secteur de la sécurité privée », a expliqué Moussa Tatakourou Diawara.
Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, tutelle de l’ORASPC, a jugé essentiel de commencer par cette phase de vulgarisation de l’arrêté conjoint afin d’assurer une appropriation effective du texte par toutes les parties prenantes.
« Nul n’est censé ignorer la loi, mais certaines personnes font parfois semblant de l’ignorer. Une fois ce texte vulgarisé, nous osons dire que les usagers, les acteurs du secteur, ainsi que les ministères de la Sécurité et de la Protection civile et des Finances disposeront du même niveau d’information, afin d’éviter toute complication ou confusion dans son application », a déclaré l’inspecteur général de police Kemo Oularé, chef de cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.
Les redevances, calculées soit sur une base forfaitaire par agent, soit en pourcentage de la valeur des contrats ou des fonds transportés, seront réparties équitablement entre le Trésor public et l’ORASPC. Cette répartition permettra de renforcer les capacités de l’État et d’améliorer la régulation du secteur de la sécurité privée.
Al Djigué
