Lors de son adresse aux guinéens notamment à ses militants à l’occasion du traditionnel discours de novel an, prononcé le 31 décembre 2025, le président de l’UDFG, ne s’est pas empêché d’évoquer la présidentielle du 18 décembre 2025, tenue quatre ans après le renversement du régime d’Alpha Condé.
D’après Cellou Dalein Diallo, qui vit présentement en exile, c’est un autre coup de force, après celui du 05 septembre 2021, que les guinéens viennent encore de subir.
« Après le coup d’État par les armes du 5 septembre 2021, nous venons d’assister à un coup d’État par les urnes ce 28 décembre 2025 », a déclaré l’homme politique guinéen qui s’est réjoui sur le fait qu’il ait invité à ses soutiens à ne pas participer à ces élections.
« Heureusement, l’UFDG, ainsi que lesautres acteurs des Forces Vives de Guinée, n’y ont pas participé, ni directement ni indirectement. Ils avaient demandé à la population de ne pas s’associer à cette mascarade dont le seul objectif était de donner un semblant de légitimité à une confiscation programmée du pouvoir par la junte. Nous nous réjouissons de constater que notre message a été largement entendu et suivi. Nous savons que les autorités ne manqueront pas de proclamer des résultats qui n’auront aucun rapport avec la vérité des urnes. Elles ne se priveront pas d’accroître démesurément les taux de participation et les votes favorables à leur candidat. Mais tous les observateurs objectifs savent que l’écrasante majorité des Guinéens a refusé de s’associer à ce second coup d’état du Chef de la junte. Je tiens à les remercier et à les féliciter pour cette attitude digne et responsable car ce scrutin n’a été ni démocratique ni conforme au serment de Mamadi Doumbouya de ne pas être juge et partie », a poursuivi Elhadj Cellou Dalein Diallo avant d’enchaîner : « Ce n’est pas un Président de la République qu’on a cherché à élire, c’est un roi qu’on a demandé d’introniser », dénonce-t-il tout en alertant sur la position de la population.
« Mais qu’on le sache : on peut confisquer un scrutin, mais on ne confisque pas une conscience. On peut détourner un résultat, mais on n’efface pas la volonté d’un peuple debout. Les Guinéens n’ont jamais baissé les bras, ils ne les baisseront pas cette fois-ci, non plus. Ils savent que si le chemin peut être long, la victoire dans la lutte pour la démocratie est certaine. Le combat pour la démocratie est un combat de longue haleine. Les Guinéens qui ne manquent ni d’esprit patriotique ni d’esprit de sacrifice sont prêts à le mener jusqu’à la victoire. Je sais que rien, ni la menace, ni l’intimidation, ni l’appât du gain, ne les détournera de ce combat exaltant. »
Par ailleurs, Cellou Dalein Diallo, prévient ses concitoyens que l’année 2026 sera qu’une suite logique de celle precendente en termes de respect des droits de l’homme.
