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Le SLECG sur le mot d’ordre de grève : « Il est essentiel que chacun comprenne que nous ne pouvons pas faire grève en rangs dispersés »

Après l’appel à la grève lancé par une faction de l’intersyndicale de l’éducation, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), dirigé par Aboubacar Soumah et Kadiatou Bah, a rapidement exprimé son opposition. 

Ce syndicat a décidé de continuer le dialogue engagé avec le gouvernement. Rappelant ses actions passées, notamment la grande grève de 2018 qui avait secoué le système éducatif, le SLECG insiste sur l’unité dans l’action.

« Il est important que chacun comprenne que nous ne pouvons pas aller en grève en rangs dispersés. Tout le monde se souvient des grèves antérieures, le SLECG n’a jamais eu peur d’aller en grève », a souligné le syndicat.

Le SLECG a également publié une déclaration pour clarifier sa position : il ne participe pas à l’appel de grève diffusé la nuit dernière.

« Regardez bien l’en-tête, le logo du SLECG n’y figure pas. Or, hier encore, nous avions convenu que tant qu’il existe une possibilité de dialogue, nous devions poursuivre les négociations », a précisé le syndicat.

De plus, il a rappelé que les interlocuteurs rencontrés lors des dernières négociations n’étaient pas les décideurs finaux, ce qui explique l’échec des discussions précédentes.

« Les négociateurs ont fait des propositions, mais nous avons clairement indiqué que nous ne pouvions pas les accepter. Le président de la négociation a alors demandé au syndicat de poursuivre le débat avec les ministres concernés le lundi. Nous avons donc demandé à nos camarades FSPE et SNE d’accepter cette démarche. Nous avions convenu que si, par la suite, ces ministres refusaient d’avancer, nous déclencherions la grève. Cependant, la FSPE et le SNE ont décidé de partir en grève de leur côté », a expliqué le SLECG.

Ce samedi, le syndicat a organisé une assemblée générale exceptionnelle à son siège pour exposer à ses membres « la vérité » sur ce qui s’est passé en négociation et les raisons pour lesquelles il insiste sur la poursuite du dialogue.

Al Djigué