Depuis le dimanche 16 novembre, l’artiste et homme politique Elie Kamano est sans nouvelles de deux de ses enfants, ainsi que d’un de ses neveux et d’un de ses frères. Face à cette situation, il a lancé un appel aux Nations Unies.
En France, il accuse directement certains membres du pouvoir en place à Conakry d’être responsables de ces enlèvements. La situation a été dénoncée publiquement par le Bureau des Droits de l’homme des Nations Unies dès le jeudi 20 novembre.
Elie Kamano et ses avocats ont décidé d’engager une procédure juridique formelle auprès de l’ONU, selon RFI. En saisissant officiellement le Groupe de travail sur les disparitions forcées des Nations Unies, ils poursuivent deux objectifs principaux :
1. Obtenir rapidement des informations sur le lieu de détention de ses enfants.
2. Mettre une pression maximale sur les militaires au pouvoir en Guinée.
« La procédure devant le comité des disparitions forcées est confiée à des experts indépendants qui enquêteront afin d’obtenir rapidement des éléments sur les conditions de ces disparitions », explique Maître Vincent Brengarth, avocat au barreau de Paris.
« Sans la mobilisation de tous les acteurs concernés par la question des droits humains, il est peu probable que les autorités, si elles sont responsables de ces enlèvements, réagissent », ajoute-t-il.
Elie Kamano, bien que préoccupé, reste déterminé. Il appelle désormais la communauté internationale, notamment les Nations Unies, à intensifier la pression pour une libération immédiate de ses proches.
« La responsabilité pénale est individuelle. On ne peut reprocher à mes enfants des actes que je pose moi-même. Je lance un appel à la justice internationale, à la justice nationale, même si celle-ci est sous influence, et aux organismes internationaux afin qu’ils exercent une pression sur les autorités guinéennes pour que mes enfants soient libérés », a-t-il déclaré.
De son côté, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a exhorté « les autorités guinéennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le retour des enfants d’Elie Kamano », rapporte le média français.
Avec RFI
