Le journaliste en exile, Mamoudou Babila Keïta, a alerté à travers un communiqué distillé dans la presse, de l’enlèvement de son père, très tôt ce lundi 29 septembre 2015 alors que ce dernier se rendait à la mosquée pour la prière du fajr (aube).
Connu pour ses prises de position contre le pouvoir en place, Mamoudou Babila Keïta interpelle l’opinion publique nationale et internale sur cet enlèvement dont est victime son papa.
« À l’attention du Peuple de Guinée, Des organisations de défense des droits humains, Des représentations diplomatiques accréditées en Guinée, Du Système des Nations unies, De l’ensemble de la communauté nationale et internationale. Je suis Mamoudou Babila KEÏTA, journaliste d’investigation contraint à l’exil depuis le 23 juillet 2024, après avoir échappé à une tentative d’enlèvement à Kankan. C’est avec une profonde consternation que je vous informe de l’enlèvement de mon père, Elhadj Adama KEÏTA, âgé de 75 ans, survenu ce lundi 29 septembre 2025 à son domicile à N’Zérékoré, en région forestière, alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la mosquée pour la prière de l’aube », lit-on dans sa publication.
Babila estime que cet enlèvement dont est victime son papa est lié à ses sorties médiatiques contre le pouvoir du CNRD.
« Cet enlèvement, manifestement lié à mes enquêtes, à mes dénonciations et à mes prises de position sur la gouvernance de la transition militaire en Guinée, constitue une grave atteinte aux droits fondamentaux et aux libertés individuelles. Mon père n’a aucune responsabilité dans mon travail journalistique et ne devrait en aucun cas en subir les conséquences », déclare le journaliste qui, par la suite sollicite l’intervention des organisations de défenses des droits de l’homme pour la libération de son père.
« Je lance un appel pressant à toutes les institutions nationales et internationales, aux organisations de défense des droits humains et aux représentations diplomatiques, afin qu’elles se mobilisent pour obtenir sa libération immédiate et sans condition. Par ailleurs, je signale que depuis trois jours, mon oncle, frère aîné de ma mère et simple cultivateur résidant à Babila Centre, est lui aussi sous menace d’enlèvement, ce qui l’a contraint à fuir son village. J’interpelle solennellement la conscience nationale et internationale afin que cessent ces pratiques d’intimidation et de représailles visant ma famille », a indiqué Mamoudou Babila KEÏTA, journaliste en exile.
Al Djigué
