Au Togo, l’ancienne ministre de la Défense, Marguerite Gnakade, a été conduite devant le parquet de Lomé après plusieurs jours d’interrogatoire à la Direction centrale de la police judiciaire. Elle est poursuivie pour trouble aggravé à l’ordre public, appel au soulèvement populaire, incitation de l’armée à la révolte et atteinte à la sûreté nationale, suite à son arrestation mercredi soir.
D’après une source proche du dossier, les enquêteurs cherchent à exploiter des informations présentes sur son téléphone, saisi lors d’une nouvelle perquisition jeudi matin. C’est lors de cette opération qu’un téléphone usagé a été découvert.
La police a demandé à son fils d’en expliquer l’origine, mais faute de réponse, il a été arrêté puis relâché dans la soirée. Cependant, il reste convoqué par la police.
Selon la même source, ce sont notamment les écrits et prises de position publiques de Marguerite Gnakade, notamment sur les réseaux sociaux, qui seraient à l’origine de ces poursuites.
Dans l’opposition, plusieurs partis dénoncent une dérive autoritaire. L’ANC parle d’une justice instrumentalisée, la DMP évoque une volonté d’intimider toutes les voix critiques, tandis que le FDR réclame la libération immédiate de l’ancienne ministre.
Pour la défense, aucune preuve tangible ne justifierait ces accusations, et la libération de Marguerite Gnakade apparaît, selon elles, comme la seule issue logique.
Avec RFI
