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Inondations meurtrières à Coyah : le président du CNOSCG au chevet des sinistrés

Cette année encore, les fortes pluies qui se sont abattues dans la Capitale guinéenne et ses environs ont été la source de plusieurs dégâts matériels et humains. Les dernières remontées de la nuit du lundi au mardi 22 juillet 2025 dans la préfecture de Coyah, où plusieurs habitants ont été victimes d’inondations entraînant des pertes en vie humaine et d’énormes conséquences matérielles.

Face à cette triste réalité, le Président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), à la tête d’une forte délégation s’est rendu auprès des sinistrés pour constater de visu les dégâts et apporter son secours. Et, après avoir fait le tour des endroits impactés, Gabriel Haba et sa délégation se sont rendus chez le préfet de cette ville située à une trentaine de kilomètres de Conakry.

Devant le Colonel Yaya Kalissa, le Président du CNOSCG interpelle sur la nécessité d’agir dans l’urgence pour mettre un terme à ce cycle.

« C’est une situation qui interpelle notre conscience et la responsabilité de chacun de nous. Il faut que, les autorités, la société civile, les partenaires, les populations elles-mêmes et tous les services rattachés à l’Etat faisions des actions concertées pour arrêter ce qui se passe. Chaque année, la même situation dans les mêmes lieux et on vient pour compatir. A un moment donné, ce sera ridicule pour nous, c’est comme si nous n’avons pas la capacité de prévenir ce que nous connaissons déjà. Ce n’est pas une surprise que la saison des pluies cette inondation allait arriver, parce que deux fois déjà nous avions assisté à cela », a-t-il déclaré avant d’évoquer des pistes de solutions pour mettre un terme à ces inondations meurtrières.

« Nous pensons que nous devons faire de la prévention désormais et que l’Etat doit prendre des décisions courageuses. Courageuses parce que ceux qui meurent, aucune compassion ne peut rétablir leur vie. Même si on investissait des milliards, ces morts ne peuvent pas revenir en vie. Pourquoi ne pas prendre des décisions, même si économiquement, cela peut coûter à la population et dégager tous les nids des fleuves et ses emprises occupées de ses occupants ? Pourquoi ne pas recaser maintenant ces personnes que d’attendre la prochaine saison pluvieuse arrive encore ? Nous ne sommes même pas dans la saison pluvieuse, nous sommes au début, on ne souhaite pas que ce drame continue. Il faut que nous prenions toutes nos responsabilités. Notre rôle au niveau de la Société civile, c’est d’interpeller l’Etat. Nous avons décidé que de concert avec vous, nous allons mettre nos représentants à disposition avec ANGUCH sur le terrain pour faire un travail d’identification de tout ce qui est dégât. Au-delà de cela, nous allons interpeller les responsabilités à tous les niveaux pour que plus jamais des morts causées par la pluie à Coyah. Nous invitons votre sagacité à appuyer ce travail. C’est une collaboration pour aider la population. Parce que si nous intervenons, c’est en appui à ce que vous faites déjà habituellement. Nous voulons vous dire merci », préconise Gabriel Haba.

Avant de quitter Coyah, le Président du CNOSCG a fait parler son cœur en donnant un geste symbolique de 15 sacs de riz pour les sinistrés.

Al Hassan