La nomination de dame Djenabou Touré à la tête de la Direction générale des élections n’est pas du goût de nombreux acteurs politiques guinéens.
C’est le cas de Souleymane Souza Konaté qui se souvient d’un passage douleureux de la nouvelle Directrice de la Direction Générale des Élections au sein de la CENI à l’époque d’Alpha Condé.
Le responsable de la Cellule de Communication de l’UFDG, qualifié cette nomination de Djenabou Touré de mépris face aux Guinéens.
« La nomination de dame Djenabou Touré à la tête de la Direction Générale des Élections (DGE) s’inscrit dans la continuité des nombreuses incohérences du CNRD et illustre, une fois de plus, le mépris affiché du régime pour le peuple de Guinée, ainsi que pour les avis des forces politiques et sociales les plus représentatives », a d’abord déploré Souleymane Souza Konaté avant de revenir plus loin sur le paaasge de la dame à la CENI.
« Madame Touré n’est pas une inconnue du paysage électoral guinéen. Elle a laissé un souvenir amer lors de son passage à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), en particulier dans la gestion du fichier électoral. Elle fut un rouage central du dispositif électoral sous Alpha Condé, responsable d’un fichier largement décrié, que le CNRD lui-même a rejeté en bloc à son arrivé au pouvoir. Pourtant, paradoxalement, c’est cette même actrice qu’on remet aujourd’hui aux commandes de l’organisation des élections. Pire encore, elle est actuellement impliquée dans la mise en place d’un nouveau fichier électoral tout aussi contesté, élaboré dans l’opacité, sans consultation sérieuse des partis politiques, ni implication des acteurs crédibles de la société civile », a enchaîné le responsable de la Cellcom de l’UFDG.
Souleymane Souza Konaté, estime que les décideurs guinéens refusent jusqu’à date de tirer des leçons sur les échecs du passé.
« Refuser de tirer les leçons du passé, c’est faire le choix délibéré de la confrontation et de l’instabilité », a-t-il conclu.
Avec Mosaiqueguinee
