C’est sans doute l’événement qui a le plus défrayé la chronique ces dernier temps sur le sol guinéen. Après la sortie du Barreau de Guinée qui a bénéficié du soutien de ses homologues du continent et aussi au-delà de l’Afrique, c’est au tour cette fois-ci du Premier ministre, chef du gouvernement de la transition de briser le silence suite aux actes d’enlèvement, de tortures et de séquestrations dont a été victime Me Mohamed Traoré.
Bah Oury, comme il sait bien le faire, a vigoureusement dénoncé ces actes d’une autre époque qui, pour lui, ne visent qu’à ternir l’image de la république et des dirigeants.
« Le gouvernement et l’ensemble des responsables, aussi bien le président de la République et les membres du gouvernement, sont profondément attristés et condamnent avec fermeté les actes de violence qui ont été portés sur la personne de Me Mohamed Traoré. Et, je dois dire qu’au delà de la violence physique et psychologique de Me Traoré, c’est la République qui a été dans une large mesure poignardée, parce que des actes de ce genre ont pour objet de ternir l’image de la République, l’image des autorités et celle du Président de la République sur la scène internationale. Donc, de ce point de vue, il faut que les choses soient très claires, nous sommes affectés aussi bien que Me Traoré par rapport aux épreuves qu’il a dû subir », a déclaré le Premier ministre jeudi soir, 26 juin à la télévision nationale.
Reste à savoir maintenant si les autorités vont juste se limiter à ces dénonciations ou si elles vont aller au-delà ? Wait and see !
EnQuete224
