L’enlèvement de l’ancien président de l’ordre des avocats de Guinée, la nuit dernière à son domicile par des individus armés non-identifiés ne passe pas inaperçue au sein de l’opinion nationale.
L’avocate et militante des droits de l’homme, Me Halimatou Camara, dénonce cette dérive avec la plus grande énergie, annonçant de passage que depuis pratiquement près de deux ans une alerte est lancée contre cette violation du droit des citoyens qui est en train de prendre de l’ampleur sur le sol guinéen.
« Aucune atteinte à l’intégrité physique du Bâtonnier Mohamed Traoré ne saurait être tolérée. Depuis près de deux ans, nous ne cessons d’alerter : aucune prospérité, réelle ou supposée, ne peut exister sans le respect des libertés individuelles et collectives. Aujourd’hui, dénoncer les dérives de la transition est devenu un crime. Un avocat, quelle que soit l’infraction qui lui est reprochée, ne peut être séquestré. C’est une violation grave de l’État de droit », fustige Me Halimatou Camara, qui impute ensuite cette responsabilité au pouvoir judiciaire guinéen.
« Ce qui arrive au Bâtonnier Mohamed Traoré est une dérive grave, facilitée par le silence ou la complicité d’une partie de l’appareil judiciaire. Personne n’est dupe. Cette séquestration vise à faire taire une voix libre. En tant qu’avocate et militante des droits humains, je dénonce avec force cette nouvelle dérive. Ce n’est pas seulement une atteinte contre un homme. C’est un coup porté à l’État de droit, à la justice, à chacun d’entre nous », a dénoncé la militante des droits de l’homme dans une publication qu’elle poste sur LinkedIn avec les hashtags
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EnQuete224
