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infrastructures routières : l’AGEROUTE interdit l’utilisation de bétonnières manuelles sur tous les chantiers


Cette décision du Directeur Général de l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE), est prise à l’issue d’une tournée qu’il a effectué à travers les différents chantiers en cours à travers le pays.

Moïse Sidibé, indique avoir constater durant ses différentes visites que la plupart du béton destiné aux chaussées et ouvrages annexes est pratiquement préparée de façon manuelle, une pratique qu’il estime être insuffisante.

« Mes récentes visites de chantiers routiers à travers le pays m’ont permis de constater une utilisation quasi systématique des bétonnières manuelles pour la production de béton destiné aux chaussées et ouvrages annexes. Bien que cette méthode puisse sembler économique et pratique, elle ne garantit absolument pas la constance des dosages ni la qualité homogène du béton indispensable à nos infrastructures routières. La résistance, la durabilité et la conformité aux spécifications techniques sont directement compromises. L’usage de bétonnières manuelles introduit des variations significatives dans les proportions de granulats, ciment, eau et adjuvants, ce qui fragilise la fiabilité structurelle de nos constructions », déplore le DG de l’AGEROUTE qui, dans la foulée interdit cette pratique.

« Par conséquent, l’utilisation de bétonnières manuelles est désormais formellement interdite sur tous les chantiers routiers sous la maîtrise d’ouvrage déléguée d’AGEROUTE Guinée S.A. Les entreprises doivent impérativement recourir exclusivement aux centrales à béton. Cela permettra de contrôler précisément les dosages et d’assurer une traçabilité des formulations, conformément aux normes en vigueur », a d’abord décidé Moïse Sidibé avant de faire un petit rappel sur l’utilisation du béton de ciment en corps de chaussée.

« Nous tenons également à rappeler aux entreprises et partenaires que la Direction Générale d’AGEROUTE a décidé de proscrire l’utilisation du béton de ciment comme corps de chaussée. Des exceptions ne seront tolérées que dans des situations d’extrême nécessité, et uniquement si elles sont rigoureusement justifiées par des études géotechniques détaillées, notamment dans :
– Les zones submersibles ou inondables (bas-fonds, zones marécageuses) ;
– ⁠Les sols instables présentant de fortes remontées capillaires ou des nappes phréatiques affleurantes ;
– ⁠Les contextes spécifiques nécessitant un radier rigide pour préserver l’intégrité de l’infrastructure »
, indique le Directeur Général.

Par ailleurs, Moïse Sidibé invite les entreprises à renforcer leurs capacités humaines, matérielles et techniques.

« J’encourage vivement les entreprises à renforcer leurs capacités humaines, matérielles et techniques. L’objectif est de proposer et de mettre en œuvre des matériaux alternatifs offrant de meilleures performances, une durabilité accrue et une compatibilité optimale avec le trafic routier », a-t-il lancé.

Toutefois,  le Directeur Général, previent que l’AGEROUTE Guinée S.A. rappelle à tous les titulaires de marchés que le non-respect de ces directives entraînera des mesures coercitives.

« Cela inclura le rejet des travaux, l’application de pénalités contractuelles et, si nécessaire, la résiliation du contrat.
La Direction Générale d’AGEROUTE Guinée S.A. compte sur votre professionnalisme et votre collaboration pour garantir la qualité des infrastructures routières de notre pays »
, dira le Directeur Général
Moïse SIDIBE.

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