La Guerre en Ukraine, c’est l’un des principaux sujets internationaux sur lesquels Donald Trump était attendu. En effet, le président américain avait déclaré qu’il mettrait fin à cette crise dès son retour à la Maison Blanche. Mais près de deux mois après son investiture, la guerre se poursuit de plus belle, et semble même s’intensifier.
Dans la journée du vendredi 7 mars, la Russie a lancé une attaque massive de drones et de missiles sur les infrastructures énergétiques de l’Ukraine. Et dans la nuit de vendredi à samedi, de nouvelles frappes russes ont ciblé d’autres sites, faisant plusieurs morts et des blessés dans les régions de Donetsk et de Kharkiv.
Face à cette escalade, le président américain s’est illustré dans ce qu’il le mieux faire : brandir des menaces. « Compte tenu du fait que la Russie ‘pilonne’ actuellement l’Ukraine sur le champ de bataille, j’envisage fortement des sanctions bancaires, des sanctions et des droits de douane à grande échelle contre la Russie jusqu’à ce qu’un cessez-le-feu et un accord définitif sur la paix soient conclus », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Mais quelques heures plus tard, l’homme insondable a changé de discours. « Je trouve franchement qu’il est plus difficile de traiter avec l’Ukraine, qui n’a pas les cartes en main. Il est peut-être plus facile de négocier avec la Russie », a estimé le président américain. Un aveu d’impuissance pour celui qui prétendait, il y a quelques mois, avoir une baguette magique pour mettre un terme à cette guerre, qui dure depuis plus de trois ans.
Pourtant, depuis son retour aux affaires, Donald Trump travaille sur ce dossier. Mais ses tentatives de trouver un accord entre Russes et Ukrainiens ont toutes échoué. La faute à son soutien à peine voilé à la Russie et à une méthode peu diplomatique. Plutôt que de négocier un accord de paix durable, il tente d’imposer sa solution aux Ukrainiens, sans prendre en compte leurs préoccupations. D’où sa récente et honteuse empoignade avec Volodymir Zelenski, qu’il recevait à la Maison Blanche.
Poutine se frotte les mains
Finalement, au lieu de trouver une issue favorable à cette crise, le locataire de la Maison Blanche semble ouvrir la voie à la Russie pour s’emparer et occuper l’Ukraine. Car jusque-là, les mesures qu’il a prises sont de nature à affaiblir la défense ukrainienne. Après la suspension de l’aide militaire des États-Unis à Kiev, Washington a suspendu aussi, ce vendredi 7 mars, l’accès de l’Ukraine à son imagerie spatiale. Il prive ainsi les Ukrainiens d’un outil précieux, puisque c’est cette imagerie satellitaire qui leur permettait de suivre les mouvements des troupes russes et évaluer les dommages après les frappes.